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Psychanalyste et psychothérapeute à Paris 9ème

La dépression saisonnière

Pourquoi la lumière, et plus particulièrement les belles journées ensoleillées, influencerait-il notre moral alors que l’automne voit nos journées d’ensoleillement diminuer et notre moral avec jusqu’à provoquer chez certaines personnes un véritable état dépressif ? en cause, la mélatonine et les rythmes circadiens. Cette hormone est fabriquée par la glande pinéale et sa sécrétion aurait tendance à baisser avec la luminosité.

Elle joue un rôle essentiel dans les rythmes biologiques, le moral, la prévention du cancer mais aussi le sommeil. Aristote disait que la mélancolie était l’affaire de la tombée du jour, de l’automne et du senium.

Les troubles affectifs saisonniers

Le trouble affectifs saisonnier (TAS) est un trouble de l’humeur caractérisé par des troubles dépressifs survenant lors des changements saisonniers et plus particulièrement en automne. Ces troubles saisonniers ont été décrits et publiés pour la première fois par le docteur Norman E. Rosenthal ainsi que son traitement, la luminothérapie ; la diminution d’énergie, la perte d’intérêt, l’isolement et la diminution de la libido peuvent apparaître. Cependant, des symptômes dits « atypiques » caractérisent cette maladie. Il s’agit alors d’augmentation de l’appétit particulièrement pour les féculents et les sucres. L’hypersomnie est également très présente.
En quelques mots, une horloge interne située dans le noyau suprachiasmatique (NSC) de l’hypothalamus antérieur, gouverne toutes les fonctions selon une rythmicité circadienne et est synchronisée sur une journée de 24 heures par la lumière.
L’organisation du sommeil est régulé par cette horloge interne selon le processus veille-sommeil, accumulation de la pression de sommeil pendant la journée et diminution pendant la nuit.
Deux caractéristiques principales de la dépression saisonnière sont une altération du rythme circadien et des troubles du sommeil.

Rythme biologique et humeur

On retrouve principalement dans la dépression, la présence de troubles du rythme biologique. L’humeur fluctue au cours de la journée, réveils nocturnes ou précoces, fatigue tout au long de la journée. Le SAD (trouble affectif saisonnier) est lié quant à lui à la baisse de la luminosité durant l’automne et l’hiver. Ces troubles affectifs peuvent trouver leur origine dans les rythmes circadiens, la thérapie par la lumière étant le traitement de première intention. Ce traitement par la lumière peut trouver d’autres applications dans le cadre de dépression non saisonnière ou d’insomnies.
Dans ce noyau situé dans l’hypothalamus, une horloge génère les rythmes circadiens ; l’horloge interne de ce noyau doit être synchronisée sur la journée de 24 heures et celle-ci intervient sous l’influence de la lumière. Celle-ci est absorbée par des photorécepteurs de l’œil récemment découverts et sont sensibles à la lumière bleue. Ce noyau est la partie du cerveau où la concentration en sérotonine est la plus élevée et la glande pinéale est le siège de la production nocturne de mélatonine. Le noyau commande la libération de cette hormone par la glande pinéale.

D’autres repères participent à la synchronisation de l’horloge biologique, les liens sociaux, le rythme des repas, l’activité physique viennent soutenir et consolider l’activité journalière de manière positive en déclenchant des émotions agréables.

Comment traiter les troubles de l’horloge biologique ?

L’effet positif de la lumière sur l’humeur peut être lié à sa fonction d’indicateur temporel mais aussi au renouvellement de la sérotonine dans le cerveau, un neurotransmetteur qui jour un rôle essentiel dans les états affectifs. Plus la quantité de lumière est importante, plus le taux de sérotonine est élevé. La luminothérapie s’avère être un traitement de premier choix car chez ces patients dépressifs, la dépression apparaît a mesure que les journées raccourcissent.
Il convient de signaler que ce traitement par la lumière est également utilisé dans le cadre de dépression chronique et/ou résistante. Des études supplémentaires sont évidemment nécessaires pour attester de son efficacité dans le cadre des ces dépressions résistantes.

Dépression saisonnière

Sources

http://www.ch-sainte-anne.fr/Offres-de-soins/Psychiatrie/Psychiatrie-adulte/C.-M.-M.-E./Activites-specifiques/(language)/fre-FR
http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/chronobiologie-les-24-heures-chrono-de-l-organisme
neurologies.fr/files/2011/11/NE143_PDF_DOSSIER.pdf
lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_11/i_11_p/i_11_p_hor/i_11_p_hor.html